
Une enseigne ne se juge pas dans un fichier. Elle se juge debout, sous la lumière réelle, à la distance réelle, avec le vent, le soleil et le regard des passants. Entre le dessin et ce moment, il y a une cinquantaine de décisions que personne ne voit, et qui font toute la différence.
Hauteur de lecture depuis le trottoir. Recul depuis la chaussée. Fixations adaptées à la façade, surtout quand le bâtiment est ancien. Alimentation électrique discrète. Autorisation d'urbanisme. Accord de copropriété. Résistance aux UV marocains. Chacune de ces questions se pose avant de couper le premier profilé.
Le relevé avant le dessin
Nous commençons toujours par le terrain. Photos, mesures, contraintes de pose, voisinage immédiat. Un photomontage réaliste vient ensuite, pas pour vendre un rêve, pour décider ensemble. Puis la fabrication à Salé : découpe, peinture, assemblage, test en plateau.
La signalétique se juge debout, sous la lumière réelle. Pas à l'écran.
La pose, partie du projet
Le jour de la pose, ce sont nos équipes qui montent. Pas un sous-traitant rencontré la veille. Ils connaissent le projet, savent ajuster, savent reculer de dix mètres et dire si c'est juste. C'est ce dernier regard, sur place, qui transforme une fabrication correcte en signature spatiale.
À Agdal comme ailleurs à Rabat, les façades ont une histoire. On ne pose pas n'importe comment, n'importe où. L'enseigne doit tenir, et tenir sa place dans la rue.



