Pile de cartes épaisses, grammage du papier
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Un papier ne se choisit pas en fin de projet. Il porte autant de signal que le logo, le ton de voix ou la signature. Lecture d'un détail qui en dit long.

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Pile de cartes épaisses, grammage du papier

On parle beaucoup de logo, de couleur, de typographie. On parle trop peu du papier. Pourtant, c'est souvent la première chose que la main retient. Le poids, le grain, le son de la page qui se tourne : autant de signaux avant même que le regard n'ait lu une ligne.

Un rapport annuel à 90 g/m² dit autre chose qu'un rapport à 150 g/m² couché mat. Une carte de visite à 400 g/m² avec un soft-touch n'appartient pas au même registre qu'une carte offset 300 g. Le grammage n'est pas un paramètre d'imprimeur. C'est une décision de marque.

Choisir tôt, valider sur la matière

Le bon moment pour choisir un papier, c'est le brief, pas la dernière semaine. Le papier oriente la mise en page, la palette, les finitions, parfois même le format. Un Munken Polar n'accueille pas l'encre comme un couché brillant. Un Fedrigoni Sirio Color impose déjà une atmosphère.

Le papier porte autant de signal que le logo. Il faut le traiter comme tel.

À l'atelier, nous tenons un nuancier physique. Munken, Fedrigoni, Antalis, Arjowiggins. Avant de lancer une série, le papier est touché, plié, imprimé en BAT. Rien ne remplace ce passage par la main. C'est ainsi qu'un imprimé devient un objet, et pas seulement un support.