
Un vert en Figma n'est pas un vert sur Munken. Un or à l'écran n'est pas une dorure à chaud. L'écart n'est pas un défaut : c'est la nature même du passage d'un médium à l'autre. Le métier consiste à le mesurer, puis à le réduire.
Nous travaillons avec des profils ICC, un spectrophotomètre, et un nuancier Pantone physique. Le calage n'est pas « à l'œil ». Il a une tolérance. Sur l'écrasante majorité de nos séries, nous considons un écart inférieur à 2 ΔE comme acceptable. Au-delà, on recale.
Un protocole, pas une improvisation
Le fichier sort du studio avec des valeurs Lab ou Pantone, pas seulement un hex. Le chef d'atelier imprime un BAT sur un papier proche du papier final. On compare sous lumière normalisée. On ajuste. On relance. Puis seulement on engage la série.
L'écran ment toujours un peu. La presse aussi. Le protocole est ce qui reste.
C'est plus long qu'un export PDF envoyé à un imprimeur tiers. C'est aussi ce qui évite de découvrir, le jour J, qu'un vert institutionnel est devenu un kaki. La couleur n'est pas un détail technique. Elle est une promesse de marque, tenue ou trahie.



