Écran de composition, motion design
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Le mouvement n'est pas une décoration. Il est une syntaxe, une autre façon de hiérarchiser, de respirer, de faire lire. Notes prises au passage d'un site refondu.

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Écran de composition, motion design

Trop de sites bougent pour bouger. Des orbes, des parallaxes, des boutons qui sautent. Le mouvement devient bruit. Or le motion, bien tenu, est d'abord une affaire d'écriture : il dit quoi lire d'abord, quoi garder, quoi laisser venir.

Un titre qui se révèle ligne par ligne n'est pas un effet. C'est une respiration. Un fade qui suit le scroll n'est pas une démonstration technique. C'est une ponctuation. Comme en édition, le blanc compte autant que l'encre.

La même exigence qu'une mise en page

Nous abordons un site comme un objet éditorial. Hiérarchie, rythme, ton. Le motion s'ajoute ensuite, au service de cette partition, jamais à sa place. Spring discret, durées courtes, respect du reduced-motion. Ce qui est beau doit aussi rester utilisable.

Le mouvement n'est pas une décoration. Il est une syntaxe.

Quand l'animation est juste, on ne s'en souvient pas comme d'une animation. On se souvient d'une lecture fluide, d'une marque qui respire. C'est exactement le même objectif qu'une bonne double page.